Introduction

vendredi 15 juillet 2005, mis à jour le 15 juillet 2005, par Dr Eric Konofal
Chaque année l’hôpital Robert DEBRE de Paris, où consulte le Docteur Eric KONOFAL, reçoit 150 enfants en vue d’un diagnostic de TDA/H (Trouble Déficit de l’Attention/avec ou sans Hyperactivité). De surcroît, 600 enfants sont inscrits en liste d’attente. C’est dire l’ampleur des besoins.

Le Docteur Eric KONOFAL [1] attire donc l’attention des participants à l’Assemblée générale sur la nécessité de faire passer le message auprès des parents certes, mais aussi des médecins généralistes, qui, bien souvent, ne sont pas informés de l’existence du TDA/H ni des traitements possibles. A cet égard, aujourd’hui (en 2003), en France, une seule molécule dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) : le méthylphénidate, plus communément appelée Ritaline®.

Le trouble TDA était connu dès le XIX ème siècle ; le premier médecin à s’y intéresser est le Français BOURNEVILLE. Ses travaux ont été occultés en Europe à l’occasion des guerres de 1870 et 1914 ; en revanche, très tôt, ils ont été récupérés par les Américains. Dans les années cinquante, à la faveur du climat de culpabilité régnant en Europe à la suite de la seconde guerre mondiale, l’influence dans la psychiatrie du courant psychanalytique et de l’approche psychodymanique du trouble s’est accrue ; on parle alors de troubles " affectivo-caractériels " ; en France, aujourd’hui encore, beaucoup d’enseignants persistent dans cette erreur à propos du TDA. En revanche, Aux USA, privilégiant une approche non psychologique, on étudie le cortex et les régions du mésencéphale pour y rechercher l’origine éventuelle du trouble.



Notes

[1] Centre d’Investigation Clinique, fédération de Neurologie - Groupe Pitié-Salpétrière, Paris / Service de Psychopathologie de l’Enfant et de l’Adolescent - Hôpital Robert Debré, Paris


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