| Les difficultés rencontrées | | Techniques et procédures envisageables |
| Mauvaise image de soi | | Renforcement positif , le plus collectif possible : être à l’affût de toute occasion de valoriser, féliciter l’enfant. Trouver un système de gratifications, si possible en liaison avec les parents (système similaire à l’économie des jetons, mais simplifié). |
| Sensibilité aux stimuli externes | | Placer à côté d’un élève calme, près du bureau, éloigné de la fenêtre.Eviter l’isolement relationnel de l’enfant |
| Fluctuations de l’attention | | Favoriser le contact visuel, la répétition orale et la formulation des consignes. Enseigner des méthodes de travail et parcelliser les tâches. |
| Démotivation | | Trouver un système de gratification, si possible en liaison avec les parents (système similaire à l’économie des jetons, mais simplifié). Augmenter les exigences selon les progrès. Etablir des objectifs adaptés aux difficultés de l’enfant |
| Impulsivité - Troubles du comportement | | Ignorer les réactions impulsives qui ne troublent pas trop la classe, mais rester ferme sur des règles convenues à l’avance. Négocier une aire de repos en cas de clash. Impliquer les collègues … |
| Désorganisation, manque de planification | | Etablir des routines avec l’enfant pour chacune des activités répétitives et les consigner par écrit dans un classeur de routines régulièrement contrôlé. Enseigner des techniques d’organisation et de gestion du temps |
La fiche de conseils de l’association

- Aménagements scolaires
- Propositions de l’association
Modèle de PAI enligne
MODÈLE DE PROJET D’ACCUEIL INDIVIDUALISÉ QU’IL CONVIENT D’ADAPTER À CHAQUE PATHOLOGIE
Il est important d’adapter le projet d’accueil individualisé à chaque pathologie et à chaque cas individuel et de n’inclure que ce qui est indispensable à l’enfant concerné. Il convient de l’actualiser chaque année. Afin de respecter le code de déontologie, aucun diagnostic médical ne peut apparaître sur ce document. Avec l’accord de la famille, toutes informations pouvant être utiles à la prise en charge de l’enfant seront jointes au projet. Les informations qui relèvent du secret médical seront placées sous pli cacheté et adressées avec l’accord des parents au médecin désigné par la collectivité qui accueille l’enfant ou l’adolescent.

- Modèle de PAI
- En format ".doc", le modèle de projet d’accueil individualisé qui figure en annexe 2 de la circulaire n° 2003-135 citée dans les textes officiels en vigueur, et qu’il convient d’adapter à chaque pathologie (.doc, 38 Ko)
il restaure l’image de soi.
Le renforcement positif est une méthode que l’on utilise pour créer, maintenir et/ou induire des conduites adaptées.
Il est à la fois important et utile parce qu’il permet de complimenter ou de récompenser les petits progrès et les efforts des enfants, et ainsi d’améliorer l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Il faut avoir l’art de surprendre l’enfant à bien faire en trouvant des occasions de l’admirer et d’être fier de lui. Ceci va permettre de motiver l’enfant et l’adolescent au moment de se mettre au travail. Et cette motivation sert en outre à maintenir et à augmenter le niveau attentionnel de ces enfants lors des devoirs. L’idéal, bien sûr, serait de faire rentrer l’enfant dans une logique de « Le réconfort vient après l’effort. ». Mais alors, il est impératif que le ‘ réconfort’ ait un véritable sens pour l’enfant et que l’activité proposée en récompense soit suffisamment motivante et immédiate car l’enfant TDA/H éprouve des difficultés à se projeter dans l’avenir.
Il est bénéfique également de faire des « rétroactions positives » : lorsqu’une séance de devoirs s’est bien passée, ou qu’une journée de classe a été particulièrement positive, en reparler le soir même et y faire allusion lors des séances ultérieures afin d’encourager l’enfant.
Il est important, d’aider l’enfant à décomposer les devoirs en petites activités pour qu’il puisse les faire avec succès.
Assimiler le contenu de la matière en plusieurs petites étapes l’aidera à mieux retenir.
En ce qui concerne la démarche générale à suivre, on doit s’assurer que l’enfant réalisera à peu près le processus suivant (à superviser, bien sûr) :
Première lecture :
A ce stade, l’enfant doit avoir compris clairement le sujet de la leçon ou bien la consigne de l’exercice à faire. Selon les difficultés de l’enfant, on peut, si on est présent, exiger une lecture à haute voix, mais attention de ne pas mettre en difficulté un enfant qui ne possède pas une lecture courante. Il doit s’agir avant tout d’un exercice qui permette à l’enfant de s’investir dans sa tâche, en éliminant le parasitage de sa pensée par des préoccupations hors propos. Dans le cas d’enfants ayant de grosses difficultés en lecture, il vaut mieux lire le texte à leur place, par petits morceaux, afin de s’assurer oralement, à chaque étape, de leur compréhension. Par la même occasion, l’enfant apprend ainsi la structure des phrases (si on suit la lecture du doigt) et le vocabulaire (expliqué au fur et à mesure). Certains enfants réussissent mieux à lire quand on cache une partie du texte ; cela enlève du champ visuel le reste qui distrait et qui donne l’impression qu’il y en a de trop
Lecture attentive
A l’aide d’une lecture silencieuse, l’enfant doit dans un premier temps rechercher par lui-même les informations pertinentes. Un questionnement judicieux de l’adulte lui permettra alors de transmettre oralement le fruit de sa réflexion. On entre dans la phase de structuration.
Dans le cas d’un exercice, on s’assure de la compréhension de la consigne en faisant des allers - retours entre les items de l’exercice et les mots -clés de la consigne.
Dans le cas d’un texte ; il faut apprendre à dégager les idées fortes, les mots clefs, en saisir la chronologie, l’enchaînement et la logique séquentielle. C’est une étape très difficile pour un enfant avec TDA/H, car sa dispersion lui rend particulièrement pénible l’accès à une représentation complète et opérationnelle du texte. L’aide consistera essentiellement à fixer des représentations morcelées et à les assembler dans un ensemble cohérent, qui pourra être formalisé dans l’étape suivante :
Souligner, schéma ou résumé
C’est une étape de représentation cruciale pour les enfants avec TDAH. Elle permet de vérifier si le texte ou l’exercice a été compris. Le soulignement sur une copie du texte original, ainsi que le schéma ou le résumé les engagent dans des procédures exigeantes et pénibles pour eux. Elles sollicitent autant l’attention, que la mémoire, le raisonnement ou la capacité de représentation spatiale. Il convient alors de les aider dans leur démarche, sans toutefois leur mâcher le travail. Ainsi, dans le cadre d’un exercice, pour éviter l’éparpillement si fréquent à ce stade, on peut demander à l’enfant de se répéter à voix basse ce qu’il a à faire et comment il va procéder. Dans le cas d’un texte, l’enfant doit arriver à en schématiser la structure à l’aide d’une représentation linéaire, à l’aide par exemple, de bulles et de flèches. Dans le cas où le texte original ne peut être modifié, il importe de prévoir la réalisation d’une copie sur laquelle on pourra travailler sans contrainte. Une fois que ces étapes de structuration et de représentation sont maîtrisées, on peut passer le cas échéant, à la mémorisation proprement dite.
Permettre à l’enfant de bouger, de s’isoler quelques instants quand il a besoin de faire tomber la pression.
Bien d’autres conseils et références d’outils pédagogiques sont disponibles dans : — Le livret « Le TDAH et l’école », de l’association HyperSupers TDAH FRANCE

La page web de l’association P.A.N.D.A. « Les 50 trucs pour la gestion académique du déficit d’attention »