Ce trouble est caractérisé par des difficultés à se concentrer « je suis très facilement distrait », une impulsivité marquée « j’agis avant de réfléchir », et une agitation incessante. « je bouge trop et je ne peux pas m’en empêcher ».
Le Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité est défini comme un regroupement de symptômes.
Ceux-ci se répartissent selon 3 axes principaux que sont le déficit d’attention, l’hyperactivité et l’impulsivité.
Selon les classifications internationales, un certain nombre de critères doivent être présent pour chacune de ces 3 dimensions, depuis plus de 6 mois au moins, avant l’âge de 5 ans et dans différentes situations de vie (école, famille loisirs), pour que le diagnostic puisse être porté.
Le déficit d’attention ou inattention
Une incapacité à se concentrer sur une tâche plus de quelques minutes, une grande distractibilité,
Les mots clefs : absent, rêveur, dans sa bulle, n’écoute pas, ailleurs, dans le brouillard, dans les nuages, rêvasse, pense à autre chose, tête en l’air…
Les caractéristiques du déficit d’attention dans le TDAH : Prise d’indice (sélection) défaillante, incapacité à maintenir un effort, déficit de l’attention sélective, déficit de l’attention soutenue.
L’hyperactivité
Une agitation motrice non contrôlée et incessante,
Les verbes d’actions : courir, grimper, sauter, trépigner, ramper, bouger, déplacer, aller, venir,
Descendre, monter, remuer, prendre, lâcher, tomber.
L’impulsivité
L’impulsivité verbale et motrice.
Les attitudes significatives : N’apprend pas de ses erreurs, agit avant même de penser, moins satisfait par les récompenses que les autres enfants, moins sensible aux conséquences de ses actes que les autres enfants, contrôle de soi inadéquat.
L’idée est celle :
d’un trouble qui se développe ;
mais dont le sujet a toujours été atteint ;
caractérisé par un déficit de l’attention ;
de l’impulsivité ; sachant que cette impulsivité est toujours une conséquence du déficit attentionnel : « l’action précède la pensée » ; il s’agit d’un élément essentiel du diagnostic.
On parle désormais de TDAH : trouble déficit de l’attention / hyperactivité, plutôt que de THADA : trouble d’hyperactivité avec déficit d’attention (cette dernière terminologie remonte, en fait, à 1987 et est aujourd’hui quasiment abandonnée).
A noter que l’inattention peut être soit sélective, soutenue ou dirigée et ne peut donc concerner, parfois, que certaines tâches précises.
Concernant l’impulsivité, on distinguera l’impulsivité motrice (attrait pour les jeux dangereux, par exemple), de l’impulsivité cognitive (cas, par exemple, de l’élève qui répond spontanément à la question posée par l’enseignant quoique n’étant pas lui-même interrogé).
On estime que 5% environ des enfants sont concernés par le TDAH. A noter que certaines études statistiques font part de chiffres allant de 1 à 20 ou 30% ; pour l’essentiel, ces variations s’expliquent par le fait que les dites études englobent les cas où seule l’hyperactivité est en cause.
Le méthylphénidate traite donc « l’inattention », et non l’hyperactivité. En ce sens, le méthylphénidate est un "pourvoyeur d’éveil", en améliorant les composantes cognitive et motrice rétablit « l’action adaptée » vis-à-vis d’une consigne ou de stimuli.