Pour les enfants et adolescents TDAH, les difficultés d’adaptation au milieu scolaire sont souvent d’abord perçues à travers des troubles du comportement et ils risquent alors d’être identifiés comme perturbateurs dans le contexte scolaire.
L’une des réponses à ces difficultés peut être, dans une logique d’apprentissage de l’autorégulation, de permettre à l’enfant de bouger, de s’isoler quelques instants quand il a besoin de faire tomber la pression.
Cette liberté (toute relative) permettra à l’enfant de se responsabiliser, de « s’autogérer » et d’ainsi éviter des « crises ». L’enfant, tout comme l’ambiance générale de la classe seront plus facilement apaisés…
En d’autres termes il faut savoir choisir un moment et un lieu appropriés qui permettent de désamorcer une situation qui risque de dériver vers l’insupportable tant pour l’enfant qui ne se contrôle plus, que pour son entourage dont la patience peut être à bout. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une ‘mise au coin ‘du’ phénomène’ mais plutôt d’une liberté réciproque de pouvoir dire « Stop ». Il est préférable d’avoir choisi, au préalable, ce lieu de « décompression » en concertation avec l’enfant qui doit pouvoir l’associer à une sécurisation et éviter d’être une source de culpabilisation.