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Les garçons hyperactifs ne dorment pas assez

, par Christine Gétin

Non seulement les garçons hyperactifs ne dorment pas assez, mais la qualité de leur sommeil s’aggrave s’ils vivent dans un milieu familial difficile.

C’est ce ressort d’une nouvelle étude menée auprès de 2 057 mères de garçons hyperactifs par des chercheurs de l’Université de Montréal, de l’hôpital du Sacré-Cœur, du CHU Sainte-Justine, de l’Université Laval et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale de France.

Non seulement les garçons hyperactifs ne dorment pas assez, mais la qualité de leur sommeil s’aggrave s’ils vivent dans un milieu familial difficile.

C’est ce ressort d’une nouvelle étude menée auprès de 2 057 mères de garçons hyperactifs par des chercheurs de l’Université de Montréal, de l’hôpital du Sacré-Cœur, du CHU Sainte-Justine, de l’Université Laval et de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale de France.

« Nous avons découvert que les enfants qui ne dorment pas assez sont généralement des garçons hyperactifs issus de milieux familiaux difficiles », souligne le Dr Jacques Montplaisir, l’un des principaux auteurs de l’étude et professeur au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal.

En interrogeant les mères, les chercheurs ont réalisé que les garçons dont la mère était peu instruite ou issue d’un milieu économique défavorisé souffraient davantage d’hyperactivité nocturne.

De plus, le garçon hyperactif réconforté en dehors de son lit ou encore dans le lit parental lorsqu’il se réveille la nuit risque de dormir moins longtemps et de voir son hyperactivité s’aggraver.

Courte nuit, hyperactivité ?

Le Dr Montplaisir, qui dirige le Centre du sommeil de l’Hôpital Sacré-Coeur, souligne par ailleurs qu’un sommeil court ou fragmenté entraîne une somnolence pouvant se manifester par de l’hyperactivité chez les garçons.

« Le risque que les enfants très hyperactifs dorment moins longtemps est cependant plus élevé que le risque que les enfants dont la durée du sommeil est courte deviennent hyperactifs », tient à préciser le Dr Montplaisir.

Publiée dans le numéro de novembre de Pediatrics, cette étude est la première à examiner le lien entre le manque de sommeil et l’hyperactivité auprès d’un large échantillon.

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