Le Docteur Eric KONOFAL [1] attire donc l’attention des participants à l’Assemblée générale sur la nécessité de faire passer le message auprès des parents certes, mais aussi des médecins généralistes, qui, bien souvent, ne sont pas informés de l’existence du TDAH ni des traitements possibles.
A cet égard, en France, jusqu’en 2025 une seule molécule dispose d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) : le méthylphénidate, plus communément appelée Ritaline®, concerta®, quazym®, medikinet®, etc..
Le TDAH est connu dès le XIX ème siècle ; le premier médecin à s’y intéresser est le Français BOURNEVILLE. Ses travaux furent occultés en Europe du fait des guerres de 1870 et 1914 ; en revanche, très tôt, ils sont récupérés par les Américains. Dans les années cinquante, à la faveur du climat de culpabilité régnant en Europe à la suite de la seconde guerre mondiale, l’influence dans la psychiatrie du courant psychanalytique et de l’approche psychodymanique du trouble s’est accrue ; on parle alors de troubles « affectivo-caractériels » ; en France, dans les années 2000 encore, beaucoup d’enseignants persistent dans cette erreur à propos du TDAH.
En revanche, aux USA, privilégiant une approche non psychologique, on étudie le cortex et les régions du mésencéphale pour y rechercher l’origine éventuelle du trouble.