L’adulte

ENFIN un traitement du TDAH autorisé chez l’adulte en France !

, par Christine Gétin

Courrier reçu le 19 avril 2021 à 10h30 !

Bonjour Mme Gétin

A la suite de nos derniers échanges et notamment celui du 28 septembre 2020, je vous informe qu’une extension d’indication des spécialités Ritaline LP à l’adulte a été accordée le 13 avril dernier.
le dossier d’extension concerne en effet pour l’instant uniquement les spécialités Ritaline LP pour ses différents dosages (10 mg, 20 mg, 30 mg, 40 mg).

L’intitulé exact de l’indication est le suivant :
« Le méthylphénidate est indiqué dans le traitement du Trouble Déficitaire de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH) chez l’adulte pour lequel un impact fonctionnel modéré à sévère sur au moins deux composantes (professionnelle et/ou universitaire, sociale y compris familiale) est mis en évidence et lorsque la présence de symptômes du TDAH a bien été établie dans l’enfance et en tenant compte du fait que le traitement pharmacologique fait partie d’une prise en charge globale ».

La prise en charge au titre du remboursement sera examinée par la HAS (Commission de Transparence) à une date non encore disponible aujourd’hui,

Restant à votre disposition et à votre écoute, pour tout renseignement complémentaire,

Bien cordialement,

Dr Catherine Deguines
Cheffe du Pôle
Neurologie - Psychiatrie
Direction Médicale Médicaments 2
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
143–147 bld Anatole France
93285 Saint-Denis

A force de démarches on va y arriver !!!

Pour les dernières informations sur le MPH je vous invite à lire le dernier rapport de la commission de transparence de la HAS

On peut ainsi lire :

le suivi des données d’utilisation du méthylphénidate au niveau national à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS) portant sur le remboursement (Open Medic)

Sur la période 2014-2018, les données de remboursement mettent en évidence une poursuite de l’augmentation de l’utilisation du méthylphénidate en France au même rythme que précédemment, soit de l’ordre de 10% par an, pour atteindre 87 079 patients traités en 2018 contre 62 057 en 2014 (Source : Open Medic).

Sur cette période, la répartition par tranche d’âge est la suivante :

  • 83% âgés de moins de 20 ans,
  • 16% âgés de 20 à 59 ans et
  • 1% âgés de 60 ans ou plus.

Le sex ratio des patients traités (76% de sexe masculin et 24% de sexe féminin) correspond au sexe ratio de la maladie. Ces répartitions par sexe et par tranches d’âges restent stables entre 2014 et 2018.

Néanmoins, entre 2016 et 2018, l’utilisation de ce médicament en France, comme on peut le voir sur l’histogramme ci-dessous, est faible en comparaison à celle d’autres pays européens tels que la Suède, la Norvège, le Danemark, l’Espagne, l’Allemagne et le Royaume-Uni (consommation exprimée en nombre de Dose Définie Journalière (DDJ) pour 1000 habitants par jour) (Source : IQVIA MIDAS).

En extrapolant les estimations de la prévalence du TDAH, comprise entre 2% et 5% des enfants d’âge scolaire, à la population des enfants âgés de 6 à 17 ans, le nombre d’enfants souffrant de TDAH en France métropolitaine en 2019 serait compris entre environ 191 000 et 480 000.

Le nombre de patients traités en France, autour de 90 000, reste donc limité au regard de la prévalence estimée de la maladie.

Concernant la population adulte pour laquelle un nombre restreint d’initiation a été identifié, étant donné que le méthylphénidate bénéficie depuis 2014 d’une autorisation de mise sur le marché chez l’adulte dans certains pays européens, notamment la Suède, l’Irlande, le Danemark, le Royaume-Uni, l’Espagne et les Pays-Bas, et que la persistance du TDAH chez les plus de 17 ans est maintenant bien reconnue par la communauté scientifique, nous envisageons une extension d’indication à l’adulte afin d’encadrer cette utilisation qui peut se justifier. Le laboratoire NOVARTIS a déposé dernièrement une demande d’extension d’AMM dans cet objectif.

Ainsi, malgré une augmentation modérée et régulière de l’utilisation du méthylphénidate observée depuis le début des années 2000, celle-ci reste globalement faible en France, tant en comparaison aux autres pays européens, qu’au regard du nombre d’enfants atteints.

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