Les enseignants sont de mieux en mieux formés à ces pratiques, mais cela peut représenter une surcharge de travail importante pour eux.
On peut admettre que la variété des difficultés de comportement et des apprentissages observés chez les enfants avec TDAH (inattention, difficultés d’organisation, impulsivité, comportements oppositionnels, difficultés de concentration, etc.), se rencontre aussi chez une bonne part des autres enfants. La spécificité des enfants avec TDAH, tient surtout à l’intensité, à la fréquence et à la durabilité de leurs difficultés.
De plus, de nombreux enfants TDAH peuvent présenter d’autres troubles neurodéveloppementaux associés au TDAH : TSLA (Trouble spécifique du langage et des apprentissages – dyslexie, dysorthographie, dyscalculie), TDC (Trouble du développement de la coordination), TSA (Trouble du spectre de l’autisme), TDI (Trouble du développement intellectuel). Ces combinaisons de difficultés entraînent souvent pour l’élève un handicap, c’est-à-dire un désavantage important dans leur parcours scolaire. Il peut se manifester par des problèmes d’ordre sensoriel, perceptif, cognitif, ou moteur.
La plupart du temps, on arrive à en réduire les effets par un traitement médical ou une rééducation appropriée. La compensation obtenue, permet, comme les lunettes pour une personne myope, de corriger une partie du désavantage. Mais c’est également le travail réalisé par l’établissement scolaire et l’équipe éducative pour améliorer l’accessibilité du cadre scolaire et des actions pédagogiques qui peut en atténuer les conséquences négatives.
Grâce à ces deux actions, compensation et accessibilité, l’enfant avec TDAH peut alors espérer poursuivre une scolarité satisfaisante, se sentir bien à l’école, faire l’expérience de la réussite, acquérir une bonne estime de lui-même et une confiance en soi suffisante pour se considérer comme un élève à part entière.