L’école

Pour une intégration efficace

, par Christine Gétin, Jean-Jacques Lemire

La bonne intégration à l’école d’un enfant avec un Trouble Déficit de l’Attention/hyperactivité est tout à fait réalisable. N’oublions jamais que ces enfants sont tous différents, ce qui implique que les prises en charge thérapeutiques comme les aménagements de la scolarité seront à moduler en fonction des manifestations du trouble, dans une démarche en trois étapes :

I. La définition précise des difficultés et besoins de l’enfant avec TDAH (Trouble Déficit de l’Attention / Hyperactivité), ce qui implique :

- un diagnostic médical réalisé par un médecin formé
- un bilan psychologique qui permet de préciser les difficultés, troubles cognitifs spécifiques, ainsi que les troubles psychoaffectifs éventuellement associés.
- divers bilans paramédicaux réalisés en fonction des troubles repérés (orthophonie, psychomotricité, orthoptie etc. …)

II. La reconnaissance et la prise en compte par l’Ecole des besoins particuliers de l’enfant avec TDAH, ce qui implique trois stratégies
possibles selon le niveau de difficultés de l’élève :

2.1 L’enfant n’a pas de besoins particuliers et peut suivre une scolarité sans aménagements

2.2 - L’organisation d’Equipes Educatives réunissant les divers
professionnels concernés par la prise en charge de l’enfant et ses parents. A ce stade un PPRE, peut être mis en place (Projet Personnalisé de Réussite Educative) pour des aménagements simples et faciles à réaliser. Le PAI (Projet d’Accueil Individualisé) étant lui plus réservé aux aspects médicaux de la prise en charge

2.3 - La saisine de la MDPH par les parents en cas de difficultés plus notables pourra permettre d’obtenir, selon les cas :

- l’élaboration d’un projet personnalisé de scolarisation (PPS), engageant l’école, les parents, l’enfant, et les divers professionnels concernés. Il listera les aménagements de la scolarisation à mettre en œuvre.

- En cas de retentissement sévère du trouble, le PPS pourra inclure l’attribution d’une aide humaine (auxiliaire de vie scolaire), d’une aide technique (par exemple ordinateur) en fonction des besoins définis de l’élève.

- une admission en SESSAD, si les troubles le justifient.

III. La mise en place d’une pédagogie différenciée, qui associe les parents au suivi régulier de travail scolaire et à la gestion des comportements de l’enfant, ce qui implique une collaboration étroite et constructive entre l’enseignant (e), l’enfant, les parents, et l’adhésion de l’enfant au projet éducatif et pédagogique qui lui est proposé.

P.-S.

Article révisé après mise en place de la loi du 11 février 2005 par Christine Gétin, présidente de l’association.
  • Partager :

Site TDAH école

Recommandation HAS pour le TDAH

Recommandations à destination des médecins de premier recours

Opération BD à l’hôpital

Suivez les derniers épisodes de l’opération BD à l’hôpital