Démarche pratique pour le diagnostic de TDAH
Conférence de Samuele Cortese
vendredi 15 juillet 2005, mis à jour le 30 janvier 2010, par Samuele CorteseLe diagnostic de TDAH exige le recueil et l’analyse de données issues de diverses sources d’informations et de situations cliniques que le praticien aura à solliciter ou mettre en œuvre :
L’entretien avec les parents : leurs plaintes et les symptômes décrits permettent d’orienter la suite des investigations diagnostiques.
L’entretien avec l’enfant : la description des symptômes du TDAH peut être difficile par l’enfant. Il peut mieux décrire les symptômes d’anxiété ou de dépression qui peuvent être associés au TDAH.
L’observation clinique : il importe de savoir que les symptômes sont souvent atténués durant la consultation. Le recueil de vidéos du comportement du patient dans des situations naturelles et variées (maison, école, loisirs) est alors souhaitable.
Informations des tiers : Carnet de santé, compte-rendus d’examens du médecin traitant, du médecin et psychologue scolaire.
Questionnaires : pour les parents - enfants - enseignants (Echelles de Conners, par exemple). Il faut noter qu’ils ne sont absolument pas suffisants pour établir un diagnostic, mais peuvent être utiles pour suivre l’évolution de la sévérité du trouble.
L’examen médical : il permet le dépistage de certains troubles associés ainsi que l’indication des examens para-cliniques que le praticien estimera nécessaires, selon l’état physique du patient.
L’évaluation neuropsychologique : les tests ne permettent pas un diagnostic du TDAH. Il ‘existe pas de profil psychométrique spécifique à ce trouble. Néanmoins, l’analyse de la distribution des scores à certains subtests permet la mise en évidence de troubles de l’attention, ce qui peut représenter un signe d’appel majeur.
Recherche de troubles associés et d’un diagnostic différentiel éventuel : le TDAH, se rencontre rarement isolément, car ses retentissements induisent fréquemment d’autres troubles qui peuvent même le masquer (Ex : les troubles oppositionnels, souvent consécutifs au rejet de l’entourage).
Evaluation de la réponse au traitement : absence de réponse au traitement peut être le signe d’appel d’un diagnostic différentiel. Cependant, il arrive que des sujets avec TDAH, ne répondent pas au protocole usuel. Une adaptation thérapeutique est alors à rechercher, et cela risque parfois de décourager le patient. Une réponse positive au traitement peut être une confirmation du diagnostic.
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