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Pierre Laporte

Dernier ajout – samedi 16 juillet 2005.

Le TDAH : Epreuve de réalité

20 décembre 2003 – MIOS (33)

Pierre LAPORTE, psychologue clinicien spécialisé en neuropsychologie, docteur en psychologie, service de pédiatrie – Centre Hospitalier Général – 24000 – PERIGUEUX – France

Chercheur associé au « Groupe de recherche en intervention cognitive », Ecole de psychologie, Université Laval – QUEBEC – (Qc) - Canada

Membre de l’unité U – 483 de l’INSERM, « Centre d’Etudes sur le Développement de l’enfant et sur les troubles des Apprentissages » (équipe de recherche dirigée par Laurence VAIVRE – DOURET ), Groupe Hospitalier Necker – Enfants malades – PARIS – France

Le présent texte, destiné à la diffusion en ligne, est celui qui a servi de support à la conférence. En fait, il constitue ici un document de synthèse introductive à la problématique du TDAH que nous avons pensé utile de mettre à la disposition de tous afin de faciliter l’accès à des données souvent éparses ou difficiles à trouver. Conformément au Code de diffusion en ligne de document scientifique, toute citation ou reproduction est autorisée sous la réserve d’en mentionner la source : Laporte, P. (2003). Le TDAH : Epreuve de réalité. Conférence pour l’Association HyperSupers, 20 décembre 2003 – MIOS (33) France.

PLAN DE L’EXPOSE

 Pourquoi ce titre ?

 Qu’est-ce que le TDAH ?

 les Critères diagnostiques du DSMIV

 Les ordres de réalité

 Les données neurobiologiques

 Les données neurochimiques

 Les données génétiques

 vers une conception neupsychologique

 L’importance du diagnostic différentiel  : les troubles associés

 Bibliographie




Qu’est-ce que le TDAH ?

samedi 16 juillet 2005, mis à jour le 24 octobre 2005, par Pierre Laporte
Le repérage ou qu’est-ce qui fait la différence entre un comportement « ordinaire » pour l’âge et un comportement « trop »….. ?

Germain DUCLOS, psycho-éducateur, professeur à l’Université de Sherbrooke (province de Québec (Qc)), dans une conférence pour l’association PANDA de la MRC L’Assomption à laquelle j’ai eu le bonheur d’assister ( Repentigny (Qc), le 28 / 02 / 01), a très bien attiré l’attention sur trois facteurs à considérer pour répondre à cette très importante question préalable à toute demande de diagnostic différentiel :

L’intensité : « la perception de l’intensité ou de la gravité du problème est (…) la partie la plus subjective car elle est relative à chaque personne selon le taux de tolérance, ses exigences personnelles. (…) Mais quand plusieurs personnes adultes ont une perception à peu près commune de la gravité d’un problème, il y a de forte chance que ce soit objectif ». D’où le grand intérêt d’utiliser des échelles standardisées comme celles de Conners ou d’Achenbach pour recueillir des informations auprès des parents et auprès de l’école.

La fréquence : « La fréquence, on peut la mesurer. N’importe quel enfant va être inattentif à un moment ou un autre. C’est la fréquence de l’inattention ( ou de l’impulsivité et de l’hyperactivité, ajouterons nous ) qui crée le problème. (…). Dans les écoles, il y a environ 15 % des élèves en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage, mais qui prend 80% de l’énergie des enseignants à cause des comportements inadéquats ».

La durée : « Depuis quand l’enfant présente-t-il des difficultés d’inattention ? » ou d’impulsivité, hyperactivité, nous permettrons nous encore d’ajouter ? Il est bien évident que la signification de ces comportements est radicalement différente si c’est depuis trois semaines ou si c’est depuis quasiment toujours, signalé notamment dans les successifs bulletins scolaires, année après année…….

« Il faut toujours avoir en tête ces trois facteurs là pour pouvoir circonscrire le problème en évaluant l’intensité, la fréquence et la durée des comportements » (Document de conférence, 2001).

Bien sûr, nous allons retrouver ces trois facteurs dans les critères diagnostiques du TDAH, tels que donnés par le DSM - IV - TR (le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4° éd., Texte Révisé, 2000) et la CIM - 10 (Classification internationale des maladies et problèmes de santé connexes, 10 ° éd. révisée, OMS, 1992.

Précisons ici que nous regrettons profondément que le TDAH soit classé parmi les troubles mentaux.

En effet, bien que des troubles psychopathologiques se retrouvent très fréquemment en comorbidité avec le TDAH, il est de plus en plus clair que le TDAH est un authentique trouble neuropsychologique et non pas un trouble psychopathologique ou encore une maladie neurologique.

P.-S.

Laporte, P. (2003). Le TDAH : Epreuve de réalité. Conférence pour l’Association HyperSupers, 20 décembre 2003 - MIOS (33) France.


Le TDAH : Epreuve de réalité. Pourquoi ce titre ?



Les ordres de réalité

Depuis le début du siècle dernier, des données cliniques historiquement répertoriées tant au plan descriptif qu’étiologique, données d’ordre neurobiologique, neurochimique et génétique ont permis d’aboutir à une connaissance relativement approfondie du TDAH.


Les données neurochimiques



Les données génétiques

Comme le dit si bien, humoristiquement, M. Lecendreux (2003), « L’hyperactivité « court » dans les familles ! » (p. 43).


Vers une conception neuropsychologique



Importance du diagnostic différentiel




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